Orgue des couleurs d’Emile C.

 

Orgues des couleurs

 

Pour jouer de la couleur, comme on joue de la musique, j’ai crée « l’orgue des couleurs ».

L’orgue des couleurs, ressemble techniquement à l’orgue de lumière, utilisé dans les spectacles de Théâtre. Il s’en distingue par une rigueur musicale, appliquée au jeu de lumières colorées, que j’ai appelé le solfège des couleurs[1].

Le jeu de lumières constitue pour moi une « musique des couleurs ». En effet, la couleur n’est plus figée sur une surface mais elle se propage dans l’espace comme le son. L’écran translucide transmet l’image mobile des couleurs, dans l’espace des spectateurs, comme un haut-parleur le ferait avec la musique.

Le dispositif de l’orgue de couleur

 L’orgue des couleurs est un dispositif qui permet la projection des ombres et des lumières colorées sur un écran translucide suspendu devant les spectateurs. Il est composé de neuf lampes en vue d’une projection trichrome (composé de trois couleurs : bleu, vert et rouge – fonctionnant selon la synthèse additive), et des obstacles à la lumière qui créent des ombres colorées ainsi que d’un poste de commande d’éclairage (comprenant des potentiomètres).

En raison d’une orientation optique de nos yeux, j’ai retenu une forme verticale pour les obstacles à la lumière. L’obstacle placé tout près de l’écran donne une ombre nette,  lorsqu’il est un peu reculé, l’ombre devient floue. En mettant d’autres obstacles verticaux, je multiplie les ombres qui peuvent se juxtaposer ou se superposer sa hauteur. Les spectateurs devraient éviter également de regarder l’écran sous un angle trop oblique.

L’orgue des couleurs contient neuf sources lumineuses alignés horizontalement et verticalement dans un espace carré.

 

Schemat de l'orgue 2003

 

Trois triades de couleurs primaires permettent de réaliser de multiples combinaisons propres à mon orgues de couleurs. Par exemple de façons suivantes :

 

Bleu Rouge Vert
Vert Bleu Rouge
Rouge Vert Bleu

Ou encore

Vert Rouge Bleu
Rouge Bleu Vert
Bleu Vert Rouge

 

Ces différentes combinaisons des ombres et lumières ont déjà été réalisées lors du concert au Prieuré de Marcevol (France, Pyrénées orientales 2004) et du spectacle à Bruxelles, (Salle la Bellone, le 25 janvier 2013). La théorie de la musique des couleurs et son application pratique a été expliquée dans une publication bilingue français-polonais, du Centre d’art contemporain polonais[2] – Château Ujazdowski de 2003 (Catalogue de Emile et Elizabethe Cieslar.

Je présente ci-dessous une version illustrée de ma théorie des couleurs.

[1]           Voir le Catalogue de Emile et Elizabeth Cieslar, chapitre: “Le Solfège des couleurs”, publié par le Centre d’art contemporain, Zamek Ujazdowski, 2003, p.114.

[2]           Idem. chapitre: “Le Solfège des couleurs”

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